COLLOQUE « NOUVELLES ATTENTES, NOUVEAUX SERVICES :
UNE NOUVELLE DONNE PUBLIC-PRIVÉ ? »

20 juin 2011 – Palais du Luxembourg

Donnez votre avis sur les 1ères pistes
des groupes de travail préparatoires !

En préparation du colloque, 3 groupes de travail se réunissent d’avril à mai sur la question des services publics à l’ère du numérique et de l’évolution des relations public-privé dans ce nouveau contexte.



LE DEBAT CONTINUE ! DONNEZ VOTRE AVIS SUR NOUVELLEDONNE-PUBLICPRIVE.FR

Vous avez été plus de 200 à contribuer au débat sur les 1ères propositions des groupes de travail et nous vous en remercions ! La 2e réunion des groupes de travail vient d’avoir lieu et nous vous proposons d’en découvrir les conclusions intermédiaires. Du 2 au 13 mai, le débat continue : partagez vos idées, commentez les avancées des groupes sur nouvelledonne-publicprive.fr !

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DECOUVREZ LES 1ERES PISTES DE REFLEXION DES GROUPES DE TRAVAIL

Groupe de travail n°1 : quelles sont les nouvelles attentes des citoyens ?
Notre service public est-il au service du public ? Cette question a constitué le fil rouge des deux premières réunions du groupe de travail n°1, présidé par Agnès Verdier-Molinié. Le français du XXIe siècle a changé et ne transige plus sur la qualité, à l'image de la plainte collective déposée récemment par des usagers de la SNCF. Or, les contraintes que subissent certains prestataires de service public sont particulièrement floues - dans les transports en particulier, par opposition avec le domaine de l'eau par exemple, où les contrats de service public sont les plus stricts. L'expression des droits des usagers - de s'exprimer, de se plaindre, d'être indemnisé... - devrait être organisée pour tous les services publics avec beaucoup plus de souplesse que les outils de recours actuels. Autre point : le respect des choix individuels - en termes de qualité de vie par exemple - devrait s'assortir d'une responsabilisation du citoyen sur la pression budgétaire préoccupante dont souffre notre pays, par le biais de l'information : les collectivités disposent encore de beaucoup de données non-consolidées, faute d'indicateurs. La santé, les transports et l'éducation sont des secteurs encore trop opaques pour permettre un travail de pédagogie. Par ailleurs, la complexité accrue des prestations attendues encourage une délégation de plus en plus de services au secteur privé. L'offre sociale constitue cependant la pierre d'achoppement de l'évolution actuelle d'un service public dont le principal défi est de conserver son accessibilité en répondant aux exigences croissante en qualité : refus de soin, mal logement... sont des phénomènes concomitants aux dernières évolutions de notre société et qui couvent, faute d'une surveillance accrue et d'une réflexion poussée entre politiques et prestataires. Comment créer les conditions d’un nouveau dialogue social sur ces sujets ?

Groupe de travail n°2 : comment le numérique change-t-il les services publics ?
Le numérique est-il l’avenir des services publics ? Lors de ses premières réunions, le groupe de travail n°2, présidé par Laure Reinhart, a analysé cette question dans une approche prospective. Parmi les obstacles, le manque de formation et d’accès aux outils numériques est le plus évident. Le groupe a noté qu’en France, les seniors sont les véritables « oubliés » du système. Parallèlement, le numérique a le potentiel d’améliorer considérablement les services publics. Le groupe a observé qu’à l’ère d’Internet, une plus grande transparence des administrations est possible, et le dialogue est rendu plus facile avec les citoyens, même si les internautes ont souligné que très peu d’usagers utilisent ces possibilités à l’heure actuelle. Le groupe a aussi imaginé la possibilité de personnaliser les services publics sur Internet en créant des « profils » d’usagers, mais en s’interrogeant sur le contrôle. Enfin, il a semblé important d’encourager les synergies entre laboratoires de recherche et petites et moyennes entreprises, afin de se donner les moyens de créer des solutions innovantes répondant aux enjeux actuels de la société française, en matière de santé, éducation, etc. Mais, s’il semble important de développer les synergies sur les territoires, quels mécanismes incitatifs peut-on envisager afin d’encourager des partenariats locaux créateurs d’innovation et de croissance ?

Groupe de travail n°3 : quelles relations public-privé à l’ère du numérique ?
La dimension culturelle a été analysée comme majeure dans la forme que prennent les partenariats public-privé en France. Historiquement, il existe une étanchéité forte en France entre les secteurs public et privé. Le groupe présidé par Jean-Bernard Auby s’est permis d’imaginer la manière dont les échanges pourraient être encouragés entre les deux secteurs, tels que la délégation de service public, en notant qu’il semble essentiel de mettre en place des procédures d’évaluation de la performance. La question étant de savoir à quelle échelle encourager les partenariats public-privé : au niveau local, national, européen ? L’avantage de créer des partenariats sur les territoires est de faire jouer des synergies locales, mais les regroupements au niveau des territoires conduisent souvent à refaire par soi-même ce qui existe déjà ailleurs : induisant le risque d’un cloisonnement un peu absurde. Par ailleurs, le groupe a observé que le numérique transforme la nature des activités, y compris celles de service public, ce qui n’est pas sans impact sur les relations public-privé. Les services publics consistent de moins en moins en des activités classiques de production, et davantage en des services plus immatériels : guider, apporter de l'information, etc. Dès lors, comment mieux répartir les responsabilités et les rôles entre le public et le privé pour répondre au mieux à la demande de services publics numériques ?

A l’initiative de Berger-Levrault, le colloque « Nouvelles attentes, nouveaux services : une nouvelle donne public-privé ? » est organisé avec la participation de la Fondation iFRAP, Terra Nova et la chaire Mutations de l’action publique et du droit public de Sciences Po, en partenariat avec le Groupe Moniteur et le Forum pour la gestion des villes et des collectivités territoriales et en collaboration avec CLAI. Le colloque a pour grand témoin Olivier Schrameck, président de section au Conseil d’Etat et professeur associé à Sciences Po Paris.